Société Française des Parfumeurs

Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs

 

Cette année est importante pour la vie associative de notre profession puisque la Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs accueille ses nouveaux membres depuis le mois de janvier 2016.

 

 

A PROPOS 

 

La Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs, association loi 1901, rassemble les Parfumeurs-Créateurs du monde entier auxquels elle confère un véritable statut

 

Elle se fixe pour principales missions, la définition du métier de Parfumeur-Créateur, la défense de sa palette des matières premières, la reconnaissance artistique des créations de parfums comme « œuvre de l'esprit » et de l'intelligence excluant toute notion et tout contenu juridiques, qui pourraient s'y rattacher, l'élaboration de projets culturels, le conseil et la transmission des savoirs auprès des lieux d'enseignement, les expertises, la réunion à Paris des trois entités de l'industrie de la Parfumerie : la Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs, l'Osmothèque, la Société Française des Parfumeurs et sa bibliothèque, créant les conditions pour mener des actions coordonnées à l'international.

 

 

 

Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs
36 rue du Parc de Clagny  - 78000 VERSAILLES
email: karelle@perfumer-creators.com
Tel : 33 (0)9 67 78 84 34

 

 

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La Société Française des Parfumeurs est, par essence, particulièrement soucieuse de défendre le métier de Parfumeur-Créateur, d’en valoriser les compétences et de sauvegarder un savoir-faire : l’art de la composition olfactive.

 

Depuis près de 3 ans, elle travaille donc à la constitution d’une nouvelle association, aujourd’hui appelée Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs, dont la vocation sera la sauvegarde et la promotion de ce métier.

 

Après avoir recueilli l’approbation des Parfumeurs-Créateurs membres de la SFP, ce projet a ensuite reçu un accueil très favorable des dirigeants des principales Sociétés de Création de Parfums.

 

Lors du dernier WPC, s’est tenue, événement historique, la première Assemblée Générale des principales Associations de Parfumeurs dans le monde. A cette occasion, la SFP a présenté à l’American Society of Perfumers, à la British Society of Perfumers et à la  SEPAWA (Société allemande) , ce projet, accueilli avec enthousiasme.

 

Cet événement s’est conclu par la signature symbolique du discours de Raymond Chaillan, un des « pères » du projet, actant ainsi l’adhésion de tous à ce projet.

Le premier Conseil d’Administration de la Société Internationale des Parfumeurs-Créateurs, réunissant les membres fondateurs et les présidents des Associations nationales, se tiendra en septembre prochain.

 

Nous voulions vous faire partager la joie de voir aboutir  ce projet, dont nous vous parlons depuis quelques mois, qui permettra de formaliser et de promouvoir, pour le métier de Parfumeur-Créateur, ses références et critères en termes de compétences et formation et ainsi de créer un cadre et un titre reconnu.

 

 

Sylvie Jourdet

Présidente 

 

 

 

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Discours du 27 septembre 2012. Les 70 ans de la SFP. Hôtel Potocki Paris.

 

 

 

Les premiers statuts des Parfumeurs grassois, - n’ayez pas peur ! - ont été enregistrés en 1724. Les garants en étaient des syndics et députés élus par l'assemblée générale de la ville.

Pour appartenir au corps des syndics il fallait avoir au moins 10 ans d'apprentissage. L'aspirant devait se présenter devant au moins quatre maîtres qui l'interrogeaient et ordonnaient l'exécution d'un chef d'oeuvre.

Les industriels grassois ont perpétué cette pratique, tout au moins dans l'esprit, jusqu'à la mondialisation de la parfumerie et l'émergence des sociétés internationales de matières premières d'abord, de création ensuite.

Il y avait à Grasse 50 usines en1850, 30 en 1940. Il y en a moins de 5 actuellement.

 

Ce retour dans le passé nous montre, si cela était nécessaire, que le métier de parfumeur est long à apprendre.

A-t-on jamais achevé d'en découvrir les arcanes?

Nous montre aussi que si la présentation d'un chef d'oeuvre était exigée, c'était bien parce qu'on avait une haute idée de ce métier et une grande considération pour ceux qui l'exerçaient. Sans pour autant parler d'ART. Les institutions productrices se chargeaient de l'enseignement et de la reconnaissance.

 

Les médecins, les avocats, les architectes, les artisans, sont inscrits dans un ordre ou une association qui leur confèrent une légitimité.

Nous les parfumeurs ne sommes nulle part. Et les parfums ne sont pas « des oeuvres de l’esprit ». Tout au plus le résultat d'un savoir faire! Voilà ce qu’on nous a dit.

 

Nous avions étudié la possibilité de créer un Ordre. Trop long, trop compliqué, un peu pompeux et trop aléatoire. Les membres fondateurs -Raymond Chaillan (pardon pour l'ordre alphabétique), Maurice Maurin, Patricia de Nicolaï, François Robert, Dominique Ropion, Maurice Roucel, Christopher Sheldrake, Thierry Wasser- sont arrivés au choix du CERCLE INTERNATIONAL DES PARFUMEURS-CREATEURS, avec un léger regret pour Compositeurs de Parfums, plus difficile à protéger au plan juridique.

Pour parvenir au stade avancé où nous sommes, nous avons adressé à tous les parfumeurs de France inscrits à la SFP un mail leur demandant leur avis sur le projet.

Nous avons reçu 80 % de réponses dont 100% positives et souvent enthousiastes.

Forts de cette légitimité, de cette assise, nous avons pu avancer dans notre réflexion et constituer un Comité des Sages. Il n'y a jamais rien eu d'occulte, de secret, de caché. Pas une histoire entre copains ! Rassurez-vous, personne ne sera oublié ! Prochaine réunion fin octobre.

Ce Comité des Sages réunit 29 parfumeurs, femmes et hommes, et notre Président Patrick Saint Yves.

Notre souci dans le choix - il fallait bien coopter- a été de le rendre le plus équitable possible, à la fois géographiquement dans les Sociétés et dans les différentes spécialités de notre métier.

Il n'y a pas les parfumeurs sur le pont et ceux dans la cale du bateau ! Et puis il y a eu "je t'aime un peu, beaucoup et à la folie" Nous avions besoin de passion et d'eau très chaude à notre moulin!

 

L'assemblée constituante de ce Comité s'est tenue le 13 Juin au Ministère de la Culture.

 

Transition inespérée! Là même où au mois de janvier le Ministre avait dans un très beau discours - avant de décorer quelques uns d'entre nous de la médaille des Arts et Lettres- appelé de ses voeux qu'à « l'instar de l'intelligence de la main soit reconnue l'intelligence du Nez comme métier d'art...Car les parfumeurs a-t-il dit sont des acteurs du patrimoine culturel français qu'il faut soutenir pour que soient assurées et pérennisées la transmission de leur savoir-faire ainsi que leur liberté de création.

Qu'ils soient indépendants, rattachés à des maisons de composition ou encore à des marques de luxe, les parfumeurs ont une place à part entière dans le paysage culturel français ». (fin de citation).

Inutile de vous dire que cette première a donné une grande force à notre projet alors même que les quotidiens, les hebdomadaires, la Cité des Sciences, le CNRS, la Sorbonne, l'INRA parlent de parfum, d'odorat, sa philosophie, de l'olfaction et de ses mécanismes, de synesthésies… Intérêt soudain et incroyable pour l'odorat réhabilité. Et du même coup pour les parfumeurs et leur singulier métier.

 

Alors? Pourquoi puisque tout va bien ne pas rester tranquilles?

Si ceux qui font la parfumerie de niche - qui occupe une place importante dans notre commerce, par la qualité de la recherche et l’originalité dans ses produits et leurs parfums aussi, se contentaient d'être éditeurs, pourquoi pas, la créativité resterait au bon endroit, mais ce n'est pas le cas ; trop souvent ils s'approprient sans honte la création des parfums qu'ils achètent aux sociétés spécialisées.

 

Il n’est point de secret que le temps ne révèle.

 

Définir, défendre ce métier difficile que l'on galvaude, recueillir en son sein tous les vrais parfumeurs-créateurs, assurer les relations avec les pôles d'enseignement et de recherche, collaboration avec l’osmothèque,les institutions, Fédération, IFRA,Prodarom, Commission européenne, Presse, dire que ce n’est plus possible de réduire toujours et encore notre palette des Naturels, que la création est en danger, qu’elle atteint ses limites, que les voyants sont au rouge et que c’est tout un pan de notre patrimoine français qui risque de tomber, de disparaître, telles pourraient être les missions essentielles de notre Cercle.

C'est dans le cadre, sous l'égide de la SFP et de son président qu'a été constitué le Comité des Sages. C'est au sein de la SFP que devra rester le Cercle.

Il y a toujours une forme juridique à trouver.

 

J'ai essayé d'être bref. Mais il faut bien que certaines choses soient dites. Et puis on n'a pas tous les jours un auditoire de cette qualité!

Notre voeux le plus cher étant bien sûr que notre nouvelle Ministre de la Culture nous comprenne et nous aide dans notre démarche, que nos chefs d'industrie aussi comprennent bien qu'elle a comme seule ambition de défendre notre métier au sein des Sociétés qui nous emploient et pour elles et leur rayonnement, leur dire la force que nous représentons pour elles et la place que nous y occupons par notre savoir faire unique et non partagé, contre l'éclosion sournoise et la génération spontanée d'opportuns déguisés en parfumeurs qui en deux clics s'installent sur Internet comme Nez, totalement inconnus des filières normales, s'appropriant une reconnaissance qu'ils ne méritent pas, offrant des mélanges hasardeux à des consommateurs non avertis, usurpant le titre de parfumeur auquel nous aimerions tant donner un sens,un statut.

 

Nous devons reconquérir notre Art de la composition, de l’écriture avec la compréhension, l’assentiment, l’appui de toute notre industrie dans sa totalité, depuis les producteurs jusqu’aux marques.

Ménager, préparer l’avenir.

L’ordre à la longue se met de lui-même autours des choses.

 

M.Maurin. R.Chaillan